Frustré de votre sonorité ?

Il faut qu'on parle de votre sonorité

J’ai une question pour vous, une vraie : est-ce qu’améliorer votre sonorité à la flûte, ça vous tient vraiment à cœur ? Je ne vous demande pas simplement si vous voulez jouer avec un son un peu plus joli, parce qu’évidemment, vous allez tous me répondre oui. Non, je vous demande si vous voulez vraiment améliorer votre sonorité. Aujourd’hui, on va parler ensemble, parce que je réfléchis à une question en ce moment. Et je vais même vous partager une anecdote personnelle, en vidéo, qui, je pense, va vous inspirer.

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La sonorité à la flûte, c’est LE sujet phare

La sonorité à la flûte traversière, c’est LE sujet phare. C’est le sujet qui préoccupe le plus les flûtistes et c’est d’ailleurs un sujet passionnant. Mais soyons honnêtes, c’est aussi certainement le sujet le plus difficile à aborder seul, parce que derrière ce que l’on appelle simplement « jouer avec un joli son », il y a énormément de paramètres à gérer.

Il y a la position du corps, de l’embouchure, l’ouverture des lèvres, la direction d’air, la vitesse d’air, la position de la mâchoire, la respiration. Il faut également apprendre à maîtriser les attaques, les fins de notes, les changements de registres, les nuances, les grands intervalles, et j’en passe.

Et plus on progresse, plus ce travail devient précis. Au début, vous cherchez surtout à obtenir un son stable et à enlever progressivement les bruits d’air, les sons venteux, tout ça. Puis, vous devez apprendre à faire évoluer ce joli son, à jouer les nuances sans perdre sa qualité, à passer d’un registre à l’autre sans cassure, à conserver de la souplesse dans la troisième octave et à varier les couleurs selon ce que vous voulez exprimer. Donc, la question que je voudrais aborder aujourd’hui est la suivante : comment faire pour réellement améliorer sa sonorité quand c’est vraiment important pour vous ?

Admettons que vous jouiez de la flûte et que la sonorité vous intéresse, mais que ça ne soit pas une priorité. Vous avez déjà un son qui vous convient globalement, vous préférez apprendre de nouveaux morceaux ou découvrir de nouvelles partitions. De temps en temps, vous avez simplement envie de trouver un exercice pour améliorer vos aigus, donner de la profondeur à vos notes graves ou jouer un peu plus facilement dans la nuance Piano. Dans ce cas, vous pouvez tout à fait aller sur YouTube et prendre quelques exercices à droite ou à gauche.

Mais si ce sujet vous tient vraiment à cœur, si votre sonorité est devenu une source de frustration et que vous avez véritablement envie de l’améliorer, à un moment donné, il faut aller plus loin que le simple tuto YouTube. Il faut se former avec un professeur, dans une école de musique ou à l’aide d’une formation en ligne.

« Puis-je améliorer ma sonorité seul(e) ? »

C’est une question parfaitement légitime et je vais être honnête avec vous : oui, je pense que c’est possible. Mais il faut savoir que la sonorité est un sujet très dense. C’est probablement l’un des sujets les plus difficiles à aborder seul à la flûte, parce qu’il y a énormément de paramètres qui entrent en jeu et que nous ne pouvons pas toujours voir ni entendre nous-mêmes ce que nous faisons.

C’est donc possible, mais vous ne mettez clairement pas toutes les chances de votre côté. Cela fait maintenant plus de 25 ans que j’enseigne la flûte traversière et je vois régulièrement arriver des élèves qui ont déjà essayé énormément de choses tout seuls. Ils ont travaillé les sons filés, les harmoniques, les notes longues. Ils ont regardé des vidéos sur l’embouchure, la respiration, la direction d’air ou la manière de jouer les aigus. Ils ont parfois réussi à bricoler quelques solutions sur certains points, mais ils se sentent encore perdus, parce que le problème n’est pas qu’ils ne trouvent pas d’informations. Le problème, encore une fois, c’est qu’ils en trouvent trop.

Il existe tellement de méthodes, d’exercices, de vidéos et de conseils que l’on finit par ne plus savoir par où commencer. On vous dit de souffler davantage, puis de souffler moins. On vous conseille de sourire, puis on vous explique qu’il ne faut surtout pas sourire. On vous parle de soutien, de colonne d’air, de gorge ouverte, de voyelles ou de vitesse d’air sans toujours vous expliquer concrètement ce que vous devez faire. Et toutes ces informations finissent par se transformer en frustration et parfois même en paralysie, parce que vous ne savez plus où donner de la tête.

Donc oui, vous pouvez chercher seul, faire des essais, vous filmer, vous enregistrer, tâtonner, vous tromper et vous remettre en question. Mais lorsque vous avez un professeur ou un guide, vous savez ce que vous devez travailler et dans quel ordre. Et surtout, ça vous permet de gagner énormément de temps. Ça vous permet aussi d’économiser de l’énergie, de conserver votre motivation et de ressentir beaucoup moins de frustration. C’est quand même beaucoup plus agréable et beaucoup plus motivant au quotidien. Un professeur ou un guide agit comme un accélérateur. Il ne supprime pas les efforts, mais il les rend beaucoup plus efficaces.

Dites-moi dans les commentaires ce qui vous gêne le plus dans votre sonorité actuellement. Est-ce le souffle, les aigus, les graves, les nuances ou le fait de ne pas parvenir à conserver la même qualité de son lorsque vous jouez un morceau ?

Et si vous souhaitez partir sur de bonnes bases, vous pouvez télécharger gratuitement mon Guide du flûtiste 🙂

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